Collectif Ethique sur l’étiquette
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Camaïeu doit prendre ses responsabilités

Communiqué du 11 juin 2013

Suite à l’effondrement de l’usine du Rana Plaza il y a six semaines au Bangladesh, une action de protestation a été organisée à Paris, devant un magasin Camaïeu.

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11 juin 2013-Action de rue devant Camaïeu, Paris

L’effondrement le 24 avril dernier de l’immeuble du Rana Plaza qui abritait cinq usines textiles est à la hauteur de la violence de l’accident : plus de 1129 morts et 1650 blessés, dont de nombreux blessés graves ou handicapés à vie. Un mois et demi après le drame, ces milliers de victimes et leurs familles, privées de toute ressource et obligées de s’endetter pour survivre, attendent toujours d’être indemnisées.

Les ONG et syndicats bangladais et internationaux estiment à plus de 54 millions d’euros le montant des indemnisations dues aux victimes du Rana Plaza.

En dépit de la gravité et de l’urgence de la situation, seules sept marques*, parmi les dizaines qui avaient une production au Rana Plaza, se sont engagées à indemniser les victimes. En France, aucune des marques dont des vêtements ou étiquettes ont été retrouvées dans les décombres n’a à ce jour reconnu sa responsabilité ni accepté de participer au fonds d’indemnisation des victimes.

Camaïeu, dont des étiquettes et un pantalon ont été retrouvés au milieu des gravats par des organisations locales de défense des droits des travailleurs, et filmés par des journalistes, a gardé le silence jusqu’à ce matin face à nos sollicitations répétées.

A l’annonce de cette action, l’entreprise a pris contact avec nous pour annoncer qu’elle acceptait de participer en partie à l’indemnisation des victimes pour une commande passée en mai 2012 auprès d’une usine des cinq usines du Rana Plaza.

Pour le Collectif Éthique sur l’étiquette et Peuples Solidaires, les engagements pris ce jour par Camaïeu sont un premier pas positif, mais l’entreprise doit reconnaître entièrement sa responsabilité dans cette affaire, y compris pour des commandes qui auraient été sous-traitée par ses fournisseurs de manière non autorisée. « Le phénomène de sous-traitance informelle au Bangladesh est de notoriété publique, et ne peut servir d’excuse pour se dédouaner de sa responsabilité » estime Dorothée Kellou, de Peuples Solidaires pour le Collectif Éthique sur l’étiquette.

* Primark, El Corte Ingles, Loblaw, PVT, Matalan, Benetton et Premier Clothing.

Action de protestation organisée devant CAMAÏEU, Paris 11 juin 2013


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