Au Nicaragua, les investisseurs étrangers bénéficient d’une fiscalité quasi-inexistante, de facilités techniques d’implantation durables et en même temps des possibilités juridiques de désengagement rapide du pays.
Les maquiladoras sont censées rejoindre le régime normal des entreprises nicaraguayennes au bout de 10 ans d’activité mais en réalité il leur est très simple de se dissoudre pour apparaître sous une nouvelle raison sociale, bénéficiant à nouveau des avantages liés aux zones franches. Alors que le Nicaragua a signé plusieurs conventions de l’OIT, son gouvernement est allé jusqu’à devenir complice de la répression syndicale envers les travailleurs des maquiladoras, en communiquant les noms des ouvriers ayant une activité syndicale à leurs employeurs.
« Il y a beaucoup de pression pour produire. Nous ne pouvons pas aller aux toilettes quand nous en avons besoin. Nous n’avons le droit d’y aller qu’une seule fois. Elles sont toujours sales. Nous n’avons pas d’équipement de protection pour nous couvrir de la poussière. Nous ne les recevons que quand il y a une inspection prévue. »
Nadir ouvrier dans une maquila de Managua au Nicaragua
Les maquilas vues par Rebecca, adolescente nicaraguayenne