|
|
Communiqués
Sur la base des témoignages de plus de 300 travailleurs du secteur sportif en Chine, en Inde, en Thaïlande et en Indonésie, le rapport « Surmonter les obstacles » montre que les violations des droits des travailleurs y sont toujours d’actualité, notamment dans les usines du géant Adidas, sponsor des Jeux de Pékin et de nombreuses sélections olympiques dont la sélection française. « Les travailleurs fabriquant les produits vendus par les leaders
du marché tels qu’Adidas, Malgré des codes de conduite adoptés depuis plus de 15
ans par la plupart des grandes marques de sport, les travailleurs continuent
de faire face à une extrême pression pour respecter les quotas,
à des heures supplémentaires excessives non rémunérées,
à des agressions diverses et à des risques sanitaires et
de sécurité. « Surmonter les obstacles » attire notamment l’attention
sur Yue Yuen, le fabricant hongkongais méconnu responsable de la
production d'1 paire de chaussures sur 6 à travers le monde et
qui compte parmi ses clients les plus importants les marques Adidas, Nike
et New Balance. « Surmonter les obstacles » identifie les quatre aspects sur lesquels l’industrie du sport doit concentrer ses efforts : les bas salaires, les recours abusifs aux contrats à durée déterminée et autres formes d’emploi précaire, les violations de la liberté d’association et du droit à la négociation collective et les fermetures d’usines suite à des restructurations. La campagne PF08 a invité les leaders de l’industrie à participer en juin prochain à une réunion à Hong Kong pour discuter du suivi qu’ils donneront à ses propositions.
Ce rapport fait suite à celui réalisé en juin dernier
par la campagne Play Fair « Pas de médaille "droits
des travailleurs" pour les Jeux Olympiques », dénonçant
les systématiques violations des droits des travailleurs lors de
la fabrication de produits dérivés officiels JO.
CONFERENCE DE PRESSE OPPORTUNITE PHOTO A L'ISSUE DE LA CONFERENCE DE PRESSE Des ouvriers contraints de travailler 12 heures par jour, sept jours sur sept, dans des conditions insalubres et dangereuses, pour des salaires inférieurs de moitié au minimum légal : tel est le quotidien de ceux qui fabriquent en Chine les marchandises qui arborent les cinq anneaux, symbole de l’idéal olympique, celui d’une « société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine » selon la Charte Olympique… Face a cette situation insupportable et devant de telles contradictions, le collectif Ethique sur l'étiquette interpelle le mouvement olympique et sportif : il lance une pétition nationale appelant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) à user de son influence auprès du Comité international olympique (CIO) pour qu’il mette en œuvre des mesures concrètes pour lutter contre les violations des droits des travailleurs dans les entreprises qui fabriquent les produits estampillés JO. Le CNOSF est également appelé à inciter ses membres, nommément les fédérations sportives et les clubs sportifs, à s’engager en faveur du respect des droits de l’Homme au travail, en achetant du matériel fabriqué dans le respect des droits fondamentaux des travailleurs. A travers cette campagne, l’objectif sera aussi que les marques de sport et les pouvoirs publics prennent de nouvelles initiatives pour s’assurer de progrès dans le respect des droits de l’Homme le long des chaînes de production. Les organisations membres et les groupes locaux du Collectif se mobiliseront
à travers la France tout au long de la campagne, jusqu’à
l’ouverture des Jeux.
L'entreprise indienne FFI retire ses plaintes à l'encontre des défenseurs des droits des travailleurs Ce 29 janvier 2008, l'entreprise Fibre and Fabrics International (FFI) et sa filiale JKPL ont retiré toutes leurs plaintes contre la Clean Clothes Campaign le Comité Inde des Pays Bas ainsi que contre plusieurs organisations indiennes de défense des droits des travailleurs. C'est le résultat d'un accord qui a pu être conclu grâce à la mobilisation internationale (ci-dessus, action à Bruxelles, le 17 décembre devant un magasin Store, revendeur de G-Star, principal client de FFI) et à la médiation de l'ancien Premier Ministre des Pays-Bas Ruud Lubbers. Element central de l'accord, un médiateur sera mis en place pour assurer le suivi de plaintes susceptibles d'être déposées par des travailleurs de FFI/JKPL. Les parties indiennes se réuniront prochainement pour décider des termes de référence de ce travail de médiation qui sera mis sous la surveillance d'un comité. La Campagne Vêtements Propres cesse par conséquent sa campagne vis-à-vis de FFI et de G-Star, satisfaite que les travailleurs qui le désirent pourront dorénavant se faire membres du syndicat de leur choix et que le syndicat local GATWU et les organisations indiennes Cividep, NTUI et Munnade, peuvent aujourd'hui retrouver leur liberté d'expression et travailler au respect des droits des travailleurs au sein des usines de FFI. Le retrait des plaintes est une victoire pour la liberté d'organisation et la liberté d'expression. Dans le sillage du retrait des plaintes, G-Star a annoncé ce 29
janvier qu'il reprend ses relations commerciales avec son fournisseur
FFI.
Le Sept défenseurs hollandais des droits de
l’homme, membres de la Clean Clothes Campaign (CCC), sont injustement
poursuivis en justice par la firme indienne FFI, fournisseur de la marque
de vêtements G-Star, pour avoir dénoncé les conditions
de travail inhumaines de milliers de travailleurs dans les usines de FFI. En 2005, la CCC et l’India Committee of the Netherlands
dénonçaient les graves violations des droits humains dont
sont victimes les travailleurs des usines de l’entreprise indienne
« Fibres et Fabrics International » (FFI)*. FFI poursuivait
alors en justice 6 membres de ces organisations ainsi que le fournisseur
du service internet Antenna. G-Star, marque très prisée des jeunes européens
et principal client de FFI a très récemment annoncé
le retrait de ses commandes auprès de ce fournisseur. Des actions se dérouleront en Australie, Belgique, Danemark, France, Allemagne, Pays-Bas, Roumanie, Espagne, Suède, Royaume-Uni et aux Etats-Unis. * Rapport disponible sur http://www.cleanclothes.org/news/07-07-16.htm
Le 6 juillet 2006, le groupe espagnol Inditex (Zara) a envoyé un courrier invitant les entreprises européennes ex-clientes de Spectrum / Shahriyar à participer volontairement à un programme d'indemnisation destiné à apporter un soutien indispensable aux ouvriers blessés et aux familles des personnes tuées lors de l'effondrement de l'usine, le 11 avril 2005. Il s’agit d’une démarche qui tente de concrétiser un travail développé par Inditex en collaboration avec la Fédération Internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC). Spectrum / Shahriyar était une usine textile fournissant Inditex (Zara) et de nombreux autres détaillants européens dont Carrefour, Solo Invest. Ce désastre a provoqué la mort de soixante-quatre personnes, tandis que plus de soixante-dix ont été blessées et que des centaines de travailleurs se sont trouvés sans emploi. Le programme d'indemnisation, qui devrait être lancé en septembre prochain, répond à l'une des demandes que le Collectif de l’éthique sur l’étiquette avait adressées aux clients de l’usine suite à l’effondrement. Le Collectif de l’éthique sur l’étiquette, ses partenaires en Europe et au Bangladesh (syndicats et ONG) et les travailleurs de Spectrum/Shahriyar se sont en effet tous prononcés en faveur d'un fond au profit des victimes, qui serait créé dans la transparence et réunirait l'ensemble des entreprises et des partenaires bangladais (employeurs et gouvernement). Ce fonds financerait le paiement non seulement d’une indemnité forfaitaire unique, mais aussi de pensions calculées en tenant compte du salaire, de la composition de la famille et de l'ampleur du dommage corporel subi. L'élaboration du programme d'indemnisation a en outre requis une assistance juridique et des recherches poussées pour établir les besoins des survivants et des familles des défunts, dispersées dans tout le pays. L'ONG INCIDIN, le Conseil national bangladais des travailleurs du textile, de la confection et du cuir (BNC) et l'association bangladaise des fabricants et exportateurs de l'industrie de la confection (BGMEA) ont tous participé, dans le cadre de recherches menées sur le terrain, à l'estimation des compensations qui seraient payées aux travailleurs et aux familles des personnes blessées ou tuées dans l'effondrement de l'usine. Le montant requis pour apporter l'aide nécessaire aux travailleurs a été arrêté à 533.323,39 €. Selon le plan d'Inditex, le programme d'indemnisation devrait être mis en place pour le 1er septembre 2006. Les donneurs d'ordre de l'usine Spectrum / Shahriyar peuvent émettre des commentaires sur le projet final et faire savoir s'ils sont en mesure de participer au programme, en précisant le montant de cette participation. Lors des multiples débats de ces derniers mois, une participation de Spectrum, du gouvernement bangladais, de l'association bangladaise des fabricants et exportateurs de l'industrie de la confection (BGMEA), des marques et des détaillants a été évoquée. Au cours des 15 mois écoulés depuis l'effondrement de l'usine, le Collectif de l’éthique sur l’étiquette s'est, à de multiples reprises, manifestée auprès des entreprises concernées - les incitant à prendre leurs responsabilités, puisque la sécurité des hommes et des femmes travaillant chez leur fournisseur n'avait pas été assurée. Il a demandé qu'ils apportent leur contribution à un fonds tel que le programme d'indemnisation à participation volontaire, qui vise à répondre aux besoins à long terme de ceux dont les vies ont subi l'impact terrible de ce désastre. Certaines entreprises ont cependant refusé toute discussion. D’autres, comme il semble cela soit le cas pour Solo Invest, semblent avoir choisi d’octroyer une aide par des biais différents qui selon nous ne prennent pas en considération les besoins récurrents des personnes qui garderont de l’accident une invalidité permanente ou une perte de revenus vitaux. Quant à Carrefour, il ne s’est jusqu’ici pas prononcé sur une éventuelle participation. Par conséquent, le Collectif de l’éthique sur l’étiquette relaie la demande de participation adressée aux donneurs d'ordre de l'usine et les exhorte à s'associer au projet avant le 1er septembre. Pour un récapitulatif de l'affaire Spectrum-Shahriyar, veuillez consulter le dossier "Spectrum, Bangladesh Garment Workers and their Demands One Year After the Collapse of their Factory" sur le site http://www.cleanclothes.org/urgent/06-04-06.htm. L'effondrement de l'usine Spectrum / Shahriyar n'est pas un accident isolé. Au Bangladesh, les violations en matière de santé, de sécurité et de droits des travailleurs sont extrêmement répandues dans le secteur de la confection. Pour défendre l'idée d'améliorations sur le plan de la santé et de la sécurité dans les usines de confection du Bangladesh, consultez le site suivant : http://www.cleanclothes.org/urgent/06-03-15.htm (en anglais). Le Collectif de l’éthique sur l’étiquette continuera d’inciter les donneurs d'ordre de Spectrum à se montrer favorables au programme.
Le 11 avril 2005, l’usine textile de Spectrum – Shahriyar, qui fabriquait des produits pour des entreprises occidentales, s’effondrait au Bangladesh. Ce drame causa la mort de 64 personnes, en blessa 74, et laissa plusieurs centaines de personnes sans rémunération. Il y a un mois, quatre nouveaux accidents ont fait 86 morts et plus de 200 blessés dans des usines du même pays. Ces catastrophes ne sont que les aspects les plus dramatiques des nombreuses violations des droits humains constatées de longue date dans ce secteur d’activité. En lien avec ses partenaires au Nord et au Sud, le Collectif De l’éthique sur l’étiquette s’associe à la campagne internationale pour « La sécurité et la santé dans l’industrie textile » au Bangladesh, et demande aux entreprises comme aux autorités publiques d’assumer leurs responsabilités. Les demandes des victimes de Spectrum ne sont toujours pas satisfaites Un an après l’accident, plusieurs demandes des victimes de l’effondrement de l’usine de Spectrum – Shahriyar restent insatisfaites. Les arriérés de salaires et indemnités de ruptures de contrats ne leur ont pas été versés. Une centaine d’entre eux sont toujours sans emploi. La production a repris à Shahriyar sans que les conditions aient été améliorées. Surtout, les familles des défunts et les blessés (dont certains resteront handicapés à vie) n’ont toujours pas la garantie d’être indemnisés sur le long terme. Le lancement d’un fonds d’indemnisation durable (garantissant notamment des pensions à vie aux victimes) peine à recueillir le soutien des multinationales impliquées. Enfin, la mise sur pied d’un programme de travail pour l’amélioration des conditions dans la filière ne se concrétise pas. En France, le Collectif de l’éthique sur l’étiquette a demandé aux entreprises qui s’approvisionnaient à Spectrum – Shahriyar (Carrefour, Solo Invest) d’assumer leur responsabilité sociale dans cette affaire. En juillet 2005, une campagne de lettres, adressée à Carrefour, a mobilisé plus de douze mille personnes. Elle a été relayée au sein même de l’entreprise par la CFDT. En novembre 2005, le Secrétaire Général de la National Garment Workers Federation (NGWF), syndicat du secteur textile au Bangladesh, s’est exprimé à Paris lors d’une soirée à l’Assemblée Nationale. En février 2006, deux représentants des ouvriers de Spectrum-Shahriyar sont venus en Europe, pour demander aux entreprises de participer au fonds d’indemnisation des victimes. Avec ses partenaires, le Collectif a sollicité des entretiens auprès des compagnies françaises :
Le Collectif suivra attentivement les étapes ultérieures du dossier Spectrum – Shahriyar. Plus généralement, il demande aux entreprises une évolution de leurs pratiques d’achats et une plus grande transparence, notamment en ce qui concerne la liberté syndicale. 2006 : quatre accidents en moins de 15 jours Car près d’un an après Spectrum, quatre nouveaux drames sont venus rappeler l’ampleur du chemin qui reste à parcourir pour rendre décente les conditions de vie dans le secteur textile au Bangladesh. Le jeudi 23 février, l’incendie qui a détruit l’usine KTS Textile Industries, à Chittagong, a fait 61 morts et environ 100 blessés. Samedi 25 février, 22 personnes ont trouvé la mort et 50 autres ont été blessées dans l’effondrement du bâtiment industriel Phoenix, à Dacca. Toujours le 25 février, à Chittagong, 57 travailleurs du Groupe industriel Imam ont été blessés lors de l’explosion d’un transformateur électrique provoquant un incendie. Enfin, le soir du mardi 7 mars, un nouvel incendie a coûté la vie à trois femmes et en a blessé 50 autres dans une l’usine textile Saiem Fashion, à Gazipur. En réaction à cette série noire, seize fédérations syndicales des travailleurs de la confection du Bangladesh, dont la National Garment Workers Federation (NGWF), ont lancé des mobilisations dont une demi-journée de grève nationale qui a eu lieu le 2 mars dernier. La NGWF en appelle à la solidarité internationale pour demander aux entreprises et aux autorités du pays un changement de pratiques. 11 avril : journée de solidarité internationale Le 11 avril 2006 a été décrété « Journée Internationale pour la sécurité et la santé des travailleurs au Bangladesh ». Des actions auront lieu au Bangladesh, en Europe et aux Etats-Unis en vue d’inviter les acteurs de la filière à faire plus et mieux pour le respect des droits humains. Le Collectif lance donc une campagne de solidarité avec les travailleurs du Bangladesh et demande aux autorités du Bangladesh :
Pour Agir : Télécharger l'Appel
294 "Bangladesh - Arrêtons l'hécatombe!" (PDF
- 960Ko) Télécharger le Dossier Bangladesh (PDF - 6 Mo) Plus d’informations : Peuples Solidaires : www.peuples-solidaires.org Contact presse : Jean-Paul ARPI - 02 99 30 60 53
En moins de deux semaines, quatre accidents ont causé
des centaines de morts et de blessés au Bangladesh. Ces tragédies
touchent une nouvelle fois les travailleurs et les travailleuses qui produisent
les vêtements vendus dans les magasins européens. Ce drame
démontre à quel point la question des mauvaises conditions
de sécurité dans les usines d’habillement au Bangladesh
reste d’actualité, un an après l’effondrement
de l’usine Spectrum (11 avril 2005) dont les victimes attendent
toujours une indemnisation décente. Quatre accidents en moins de 15 jours La série tragique a commencé le jeudi
23 février lorsqu’un incendie, vraisemblablement
provoqué par un court-circuit électrique, a détruit
l’usine KTS Textile Industries située dans
la zone industrielle de Kalurghat, dans la ville portuaire de Chittagong.
Les premiers rapports font état de 54 tués et au moins 60
blessés. D’après d’autres sources, le nombre
de victimes pourrait s’élever à plusieurs centaines.
Plus de 1000 travailleurs étaient à leur poste de travail
à 19h00, au moment de l’incendie. Selon les travailleurs,
les issues étaient fermées à clé.
En 2005 déjà, deux électriciens sont morts suite
à une électrocution dans cette même usine. Selon nos
sources, cette usine produisait pour les entreprises états-uniennes
Uni Hosiery, Mermaid International, ATT Enterprise et VIDA Enterprise
Corp. Les autorités ont cependant révélé que
d’autres sociétés étaient également
établies dans les mêmes infrastructures (Vintex Fashion,
Cardinal Fashion et Arena Fashion) faisant état de constructions
illégales et de mesures de sécurité inadéquates
concernant plus de 6000 travailleurs. Toujours le 25 février, à Chittagong, 57 travailleurs du Groupe industriel Imam (qui selon les informations disponibles abrite les usines de Moon Fashion Limited, Imam Fashion, Moon Textile, Leading Fashion et Bimon Inda) ont été blessés lors de l’explosion d’un transformateur électrique provoquant un incendie. L’étroitesse de l’issue a provoqué la panique. Selon l’information en notre possession quatre travailleurs seraient dans un état grave suite au mouvement de panique. Enfin, le soir du mardi 7 mars, un nouvel incendie a coûté la vie à trois femmes et en a blessé 50 autres dans une l’usine textile Saiem Fashion, à Gazipur ( 35 km de Dacca), qui partage ses bâtiments avec SK Sweater et Radiance Sweater. Encore une fois, les issues de secours étaient bloquées alors qu’environ 2000 travailleurs étaient à l’ouvrage . Trop c’est trop ! Suite à ces accidents, seize fédérations
syndicales des travailleurs de la confection du Bangladesh ont lancé
des mobilisations dont un demi-jour de grève nationale qui a eu
lieu le 1er mars. Il est urgent que des mesures concrètes soient prises pour remédier à l’extrême précarité des conditions de travail dans l’industrie textile et de l’habillement. Le mépris dans lequel l’intégrité physique des travailleurs est tenue fait en sorte que la mort et l’invalidité de travailleurs est devenue d’une banalité alarmante :
Pour le collectif De l’éthique sur l’étiquette, les différentes parties tant locales qu’internationales doivent immédiatement agir pour :
Le secteur de la confection textile, en collaboration avec les autorités publiques (sur les plans nationaux et internationaux) doivent s’engager à lancer une initiative immédiate pour prendre à bras le corps la situation de sécurité dans l’industrie de l’habillement au Bangladesh, y compris en menant une révision systématique de tous les bâtiments d’usine de plusieurs étages et en établissant des mécanismes d’inspection récurrente. Sur ce point, le Collectif soutient les demandes exprimées par la Fédération syndicale internationale représentant les travailleurs du secteur textile et confection (FITTHC) pour qu'un programme soit mis en oeuvre afin de garantir la sécurité structurelle et la protection contre les incendies dans le secteur (cf. annexe) Les leçons de Spectrum Ces accidents arrivent alors que les victimes de l’effondrement
de l’usine Spectrum-Sharhriyar viennent de terminer un séjour
en Belgique, en France, aux Pays-Bas et en Allemagne. En France, trois entreprises s’étaient approvisionnées auprès de Spectrum ont donc été contactées : Carrefour, Solo Invest : - la PME Solo Invest a réagit favorablement
aux demandes des victimes, quelle a reçues le 14 février ; u’il s’agisse de Spectrum
ou des accidents de ces dernières semaines, le Collectif rappelle
que le dialogue social est la meilleure garantie pour éviter d’autres
drames et assurer le respect des droits de l’Homme au travail dans
cette filière. C'est dans cet esprit que la CFDT avec des associations
membres du collectif, organisent des actions au sein de Carrefour France
afin que cette entreprise s'engage auprès de ses sous-traitants
pour améliorer les conditions d'emploi des travailleurs et pour
le respect des libertés syndicales. Les démarches de responsabilité
sociale qui ne tiennent pas compte des organisations représentatives
des travailleurs se révèlent inefficaces, comme en témoigne
l’échec des audits sociaux qui – tels qu’ils
sont pratiqués actuellement - ne cernent pas les situations réelles
vécues par les ouvriers, et sont donc dans l’incapacité
de contribuer à des améliorations substantielles (1).
(1) L’étude approfondie du cas de Spectrum montre que le groupe Shahriyar, propriétaire de l’usine, avait fait l’objet de plusieurs audits sociaux… Voir aussi l’étude Looking for a quick fix, How weak social auditing is keeping workers in sweatshops, Clean Clothes Campaign, 2005
|