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Le cadre européen
Ce mouvement est né aux Pays-Bas, au début des années 90. Il s'est ensuite développé en France (campagne " Libère tes fringues ", en 1995, coordonnée par la Fédération Artisans du Monde, et " Soyez sport " en 1996, menée par Agir Ici. Ces 2 initiatives ont ensuite fusionné, les campagnes suivantes ayant été pilotées par le collectif De l'éthique sur l'étiquette). Depuis cette période, la Belgique, l'Allemagne, le Royaume Uni, la Suède, l'Espagne, la Suisse l'Autriche et l'Italie ont rejoint cette initiative. Des campagnes similaires sont en projet au Portugal, en Irlande et dans plusieurs pays scandinaves. Jusqu'à présent, le réseau européen Clean Clothes, animé par la campagne néerlandaise, a surtout été un lieu de débat et d'échange d’informations. Il facilite également la mise en relations du réseau européen avec des organisations asiatiques, nord-américaines, est-européennes... Enfin, il organise des tournées d'informations de partenaires du Sud, en Europe afin de sensibiliser les consommateurs, les entreprises et les pouvoirs publics. Ces tournées sont également l'occasion de consulter nos partenaires sur les stratégies à employer pour promouvoir les droits de l'Homme au travail.
Le 13 janvier 1999, le Parlement européen a adopté une résolution « sur les normes communautaires applicables aux entreprises européennes opérant dans les pays en développement : vers un code de conduite ». Cette résolution, qui coïncide pour une large part avec nos propositions, apporte son appui à la création dun label social. Depuis, avec le réseau européen Clean Clothes Campaign (CCC), dont nous sommes membres, nous avons travaillé avec plusieurs parlementaires européens (dont Mme Carlotti, PS, France) pour que cette résolution soit mise en oeuvre. Premier résultat de ce travail : le parlement européen a organisé une audition le 22 novembre 2000. En collaboration avec la CCC, une étude de cas y a été présentée concernant l'application du code de conduite d'Adidas et les conditions de travail chez ses sous-traitants. La représentante de l'ONG indonésienne UCM a exposé la situation d'une usine employant 1 700 ouvrières où les salaires étaient inférieurs au minimum légal et la durée du travail atteignait entre 64 et 70 hebdomadaires. Plusieurs ouvrières ont été victimes de violences physiques. Cette usine fabrique également pour Nike et Gap. Invitée à l'audition, la direction Adidas a refusé de s'y rendre |