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Pour
une consom'action
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De
plus en plus de consommateurs demandent de "l’éthique
sur l’étiquette". En réponse à
cette pression, distributeurs et marques se disent préoccupés
par la qualité sociale des produits qu’ils commercialisent.
Mais qu’en est-il réellement ?
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Nous
sommes tous consommateurs et nous sommes tous citoyens. La consom'action
est le néologisme qui rassemble ces deux attitudes en une seule,
pour une consommation plus éthique. Aujourd'hui il n'existe pas
de produits de grande distribution garantis "100% droits de l'homme",
mais plusieurs moyens existent au consommateur, qu'il soit individuel
ou collectif, pour exiger la mise en place d'un système de garantie
et arriver ainsi progressivement à la création d'un "label
social".
"Consommer",
ce n'est pas seulement "acheter" !
Depuis
1995, le collectif Ethique sur l'étiquette a lancé
7 campagnes. Ces actions cherchent à sensibiliser les consommateurs
(individus et collectivités publiques) afin qu'ils prennent conscience
des conditions de travail parfois scandaleuses dans lesquelles sont fabriqués
les produits qu'ils achètent. Cette sensibilisation a pour but
d'inciter les consommateurs à demander à la grande distribution
et aux fournisseurs des collectivités territoriales des produits
de bonne qualité sociale.
Pour
améliorer la reconnaissance du droit à l’information
des consommateurs sur la qualité sociale de leurs achats, les enseignes
de la distribution française doivent faire preuve de davantage
de transparence. Cela passe en particulier, par la création d’un
système indépendant de vérification qui s’appuierait
sur un référentiel, un code modèle, mis au point
obligatoirement par consensus entre toutes les parties prenantes à
savoir les pouvoirs publics, les entreprises dont les organismes de certification,
les associations de consommateurs, les ONG. Mais, aujourd’hui, aucune
enseigne française ne manifeste une réelle volonté
d’accepter une vérification par un organisme multipartite.
Pourtant...
De
plus en plus de consommateurs demandent de l' "Ethique sur l'étiquette"
Les
résultats obtenus par le collectif Ethique sur l’étiquette
confirment la demande des consommateurs qui sont de plus en plus nombreux
à exiger des produits fabriqués dans des conditions décentes.
De plus en plus de consommateurs déclarent tenir compte des conditions
d'élaboration du produit, notamment du point de vue du respect
des droits des travailleurs, lorsqu'ils achètent un produit de
consommation courante...
Régulièrement, des sondages et études indiquent que
les Français sont très majoritairement prêts à
acheter en priorité des produits fabriqués dans des conditions
respectueuses des droits sociaux, voir même disposés à
payer plus cher un produit s’ils sont sûrs qu'il a été
fabriqué dans des conditions de travail satisfaisantes.
Mais nombreux sont ceux qui demandent des informations fiables pour tenir
davantage compte de ce critère.

Historique des campagnes 
Comment acheter autrement ?
Les
pouvoirs publics commencent à rejoindre ce mouvement
- En mai 1999,
sur proposition du Parlement des enfants, l'Assemblée nationale
et le Sénat ont adopté une loi " visant à
inciter au respect des droits de l'enfant dans le monde, notamment
lors de l'achat de fournitures scolaires ". Cette loi demande
notamment aux collectivités publiques et aux établissements
scolaires de veiller à ne pas acheter de produits fabriqués
par des enfants.
- Fin 2000,
à l'occasion de la réforme du code des marchés
publics, le Collectif demande que soit mentionnée explicitement
la possibilité d'exiger des garanties de bonne qualité
sociale. C'est chose faite en 2001 et, lors de la présentation
du nouveau code, le Ministre de l'Economie indique que " les
objectifs du collectif De l'éthique sur l'étiquette
que soutiennent de nombreux élus [sont] ainsi atteints. "
-
Fin
2002, près de 220 collectivités territoriales
(essentiellement des communes) s'engagent en faveur d'achats publics
éthiques (Communauté urbaine de Dunkerque, Tours, Conseil
régional Nord-Pas-de-Calais, Toulouse, Tourcoing, Epinal, Limoges,
Clamart, La Roche sur Yon...).
-
Fin
2004, plus de 240 collectivités territoriales
se sont engagées en faveur d'achats publics éthiques
et une structure nationale est désormais en place pour concrétiser
cette démarche.
-
Proposés par le comité consommation de l’ISO et
soutenus par le comité consommation français COSAC/AFNOR,
début 2005, des travaux ISO d’élaboration
d’une norme sur la responsabilité sociale des entreprises
sont lancés. Le groupe miroir AFNOR composé de toutes
les parties prenantes se met au travail. Fin prévue des travaux
internationaux : 2009.
• En janvier 2006 et après plusieurs
années de concertation, l'accord AFNOR relatif au commerce
équitable a été signé par 51 organisations

En savoir plus sur l'engagement des collectivités
territoriales

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