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Le conseil municipal de souhaite, à travers cette délibération, exprimer sa volonté dêtre une des premières villes de France à sengager en faveur dachats publics éthiques respectueux des droits de lHomme au travail et de lenfant. La commune sappuiera sur les principales conventions de l'Organisation Internationale du Travail (1) protégeant les droits de l'Homme au travail et de l'enfant et la loi n° 99-478 (2), votée en mai 1999, à lunanimité, qui rappelle dune part le rôle de consommateur-citoyen de la commune et dautre part son rôle en matière déducation civique. Cette Loi est reprise dans la nouvelle réforme des marchés publics et dans le code de léducation.
En application du code des marchés publics et des conventions internationales de lOrganisation Internationale du Travail protégeant les droits de lhomme au travail et de lenfant, la mairie veillera, pour ses appels d'offres, à ce que dans le règlement de consultation des entreprises intègre une clause demandant aux fournisseurs quune information soit fournie quant à lorigine et aux conditions de travail dans lesquelles ont été fabriqués les produits, Pour les achats non soumis aux appels doffres, la mairie demandera des garanties de bonne qualité sociale à ses fournisseurs et leur adressera un questionnaire pour connaître l'origine et les conditions de fabrication des produits quils vendent.
Au vu de larticle 3 et 4 de la loi n° 99-478, la mairie diffusera de linformation et soutiendra des actions déducation à la consommation citoyenne auprès des habitants de sa commune. Un représentant de la commune participe à la création et aux travaux du réseau de villes « consommatrices éthiques » dont un des objectifs sera la création dun label social (les modalités de cette participation dépendront des moyens, taille de chaque commune). Le Conseil municipal souhaite que M. le Maire prenne les dispositions nécessaires afin de faciliter lapplication de cette délibération et notamment le partenariat avec les établissements scolaires, les associations de parents délèves et les organisations qui agissent en faveur dune consommation citoyenne. (1) Convention 105 concernant labolition du travail forcé, Convention n°138 concernant l'âge minimum d'admission à l'emploi, Convention 87 concernant la liberté syndicale et la protection du droit syndical, Convention 98 concernant l'application des principes du droit d'organisation et de négociation collective, Convention n°111 concernant la discrimination en matière d'emploi et de profession, Convention n°26 concernant l'institution de méthodes de fixation des salaires minima et Convention n°131 concernant la fixation des salaires minima, notamment en ce qui concerne les pays en voie de développement. Les calculs des Nations-Unies concernant le minimum vital serviront de référence lorsqu'ils sont supérieurs au salaire minimum légal ou dans les pays où il n'en existe pas, Convention n°1 tendant à limiter à 8 heures par jour et à 48 heures par semaine le nombre des heures de travail dans les établissements industriels, Convention n°155 concernant la sécurité, la santé des travailleurs et le milieu de travail (notamment : partie IV "action au niveau de l'entreprise"). Toutes ces conventions ont été ratifiées, notamment, par la France. (2) Loi n° 99-478 art.3 : Lors de la présentation de la liste des fournitures scolaires, les élèves reçoivent une information sur la nécessité déviter lachat de produits fabriqués par des enfants dans des conditions contraires aux conventions internationalement reconnues. Loi n° 99-478 art. 4 : lenseignement déducation civique comporte, à tous les stades de la scolarité, une formation à la connaissance, et au respect des droits de lenfant consacrés par la loi ou par un engagement international et à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte. Dans ce cadre est donnée une information sur le rôle des organisations non gouvernementales uvrant pour la protection de lenfant. |