" Mon superviseur m’aurait passé un savon s’il m’avait trouvé assise pour quelques minutes, sur les 10 heures où je travaillais debout [...] Cela m’arrivait régulièrement de travailler de 7 heures du matin jusqu’à 6 heures le matin suivant […]." Emelia Yanti, ouvrière indonésienne.
Pour gagner des parts de marché, les marques et les distributeurs se livrent une concurrence agressive sur les prix, qui se traduit par une pression énorme sur leurs fournisseurs. En bout de chaîne, ce sont les ouvriers qui en font les frais.
Dans les ateliers des sous-traitants, les conditions de travail sont désastreuses. Les ouvriers, en grande majorité des jeunes femmes, travaillent plus de 12 heures par jour, six jours sur sept, sans compter les heures supplémentaires non rémunérées. Les conditions d’hygiène et de sécurité y sont déplorables et les accidents fréquents. Quand ils existent, les contrats de travail sont souvent injustes et respectent rarement la loi.
Les travailleurs ne bénéficient bien souvent d’aucune protection sociale. Payés à la pièce, sans garantie de salaire vital et parfois en deçà du minimum légal, les travailleurs sont embauchés ou licenciés sans formalité, en fonction des besoins de production. Harcèlement, pratiques disciplinaires et amendes diverses sont légion.
Et alors qu’il ne saurait y avoir de progrès en matière de justice sociale sans liberté syndicale ni droit d’organisation collective, de nombreux travailleurs sont encore privés de ces droits fondamentaux.
Pour le Collectif Ethique sur l’étiquette tout travailleur doit se voir respecter 8 droits fondamentaux issus des normes internationales (OIT, ONU, etc…) :
interdiction du travail forcé
non exploitation des enfants
liberté syndicale
droit d’organisation et de négociation collective
respect d’un salaire minimum
respect d’une durée maximale du travail
non discrimination
santé et sécurité au travail