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Rana Plaza, 3 ans déjà

Dossier de presse, avril 2016

Des avancées dues à la mobilisation citoyenne... Vers une obligation de vigilance pour les multinationales

Le 24 avril 2013, le Rana Plaza, un immeuble de 8 étages abritant 6 usines textiles s’effondre à Savar, dans la banlieue de Dacca, capitale du Bangladesh, causant la mort de 1 138 ouvrier-e-s et en blessant plus de 2 000 parmi les 5 000 qui y étaient employés. C’est à ce jour le plus grave accident survenu dans l’industrie du textile. Ces ouvrier-e-s fabriquaient des vêtements pour de grandes marques ou distributeurs occidentaux d’habillement. Près d’une trentaine sont répertoriés, dont des acteurs majeurs du secteur à la puissance économique considérable (Auchan, Benetton, C&A, Primark, Mango, Bon Marché, Loblaw, etc.).

Dans les minutes qui suivent l’effondrement, les organisations syndicales et de défense des droits humains locales et internationales se mobilisent pour que les pouvoirs publics et les multinationales prennent leurs responsabilités sur deux points urgents : l’indemnisation des victimes ; la sécurisation des usines de confection du pays.

3 ans après, des avancées certaines ont été obtenues en matière d’indemnisation des victimes et de sécurisation des usines de confection. Dans le même temps les travailleurs Bangladais ont vu leur salaire augmenter, et la loi syndicale s’assouplir. Ils demeurent pour autant la main d’œuvre la moins chère au monde.
Surtout, ces avancées ont été obtenues grâce à la mobilisation citoyenne. De tels drames continueront à survenir tant que les multinationales ne seront pas rendues redevables des atteintes aux droits humains et à l’environnement causées par leur activité. Cela est inacceptable.
Le Collectif ESE appelle à l’adoption sans délai de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales.

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