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Made in Cambodge : le salaire de la faim



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Lancée pour soutenir les négociations salariales tripartites qui se sont achevées en juin 2013, cette action d’interpellation des marques se fournissant au Cambodge est désormais clôturée. Si les négociations entre le gouvernement, les syndicats du textile et la fédération des employeurs se sont traduites par une élévation du salaire minimum sectoriel, elles sont loin d’avoir été à la hauteur des demandes des syndicats. Le nouveau salaire minimum est désormais 75 dollars par mois, ce qui reste largement insuffisant pour permettre aux ouvrier-ère-s de couvrir leurs besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, éduquer leurs enfants, mais aussi épargner. Les syndicats exigeaient un montant de 150$. Le salaire minimum devrait être élevé à 240$, selon l’Asia floor wage Alliance, pour qu’il atteigne un niveau vital.

En 2011, plus de 2400 ouvrier(e)s se sont évanoui(e)s d’épuisement dans des usines textiles au Cambodge. En cause, un salaire si faible qu’il ne leur permet pas de se nourrir correctement et des rythmes de travail infernaux. Au Cambodge, le salaire minimum est de 61 dollars ; il devrait être 4 fois supérieur pour permettre aux ouvrier(e)s de couvrir leurs besoins de base et ceux de leur famille : alimentation, santé, logement, transport, eau, etc.

Les grandes marques d’habillement H&M, Gap, Levis et Zara qui se fournissent massivement au Cambodge ont les moyens d’améliorer la situation des travailleurs et travailleuses. Elles avancent de nombreuses excuses pour ne pas augmenter leurs salaires à un niveau vital. Ni la crise économique ni les codes de conduite ne constituent des arguments valables lorsque les droits humains fondamentaux, comme celui de vivre dignement de son travail, sont bafoués.

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